Colombie : Des « Bébés robots » pour éviter les grossesses précoces

Le gouvernement colombien veut réduire le nombre de grossesses chez les moins de 20 ans à l’aide de « bébés robots ». Des séances d’exercices pratiques seront insérées dans le programme éducatif. 

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Reprenant une initiative développée dans au moins 89 pays, les autorités l’ont intégré dans leur projet socio-éducatif. Elles proposent aussi des ateliers, un travail en famille et des cours d’éducation sexuelle. « Grâce à cette stratégie, nous avons réussi à diminuer fortement le nombre de grossesses adolescentes », précise le secrétaire municipal de la Santé, Juan Carlos Sanchez. En 2017, quand le programme a été lancé, la municipalité enregistrait 168 grossesses de jeunes filles de 13 à 19 ans, puis 141 l’an dernier, selon le responsable. En Colombie, 19,8 % des bébés nés en 2018 étaient de mères âgées de 10 à 19 ans, selon le service national des statistiques.

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Pour Miguel Angel Suarez, autre adolescent, l’expérience a également été synonyme de sacrifices. Il a dû rester chez lui le samedi et le dimanche pour prendre soin de « Sofia », tandis que ses copains jouaient au foot. «La grossesse n’est pas de la seule responsabilité des femmes», estime ce garçon de 17 ans, alors que son « bébé » commence à pleurer. « Cela nous donne une leçon. »

Les bébés robots : une solution de contraception étonnante..

Mais cela ne fonctionne pas toujours aussi « bien ». Selon une étude publiée par la revue scientifique The Lancet en août 2016, les adolescentes qui participent au programme des « bébés robots » peuvent en fait tomber plus fréquemment enceintes que les autres. Les chercheurs ont divisé en deux groupes près de 3.000 filles âgées de 13 à 15 ans, qu’ils ont suivies en Australie jusqu’à leur 20e anniversaire : 1.267 ont reçu des simulateurs tandis que 1.567 ont suivi des cours traditionnels sur la santé.

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« Comparées aux filles du groupe de contrôle, celles impliquées dans le programme Éducation infantile virtuelle («bébés robots ») ont présenté des taux de grossesse et d’avortement plus élevés », selon cette étude.

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