La campagne « Faire taire les armes en Afrique en 2020 » lancée en Côte d’Ivoire

Le mercredi 30 septembre 2020, à l’Hôtel Belle Côte à Abidjan, a eu lieu la cérémonie de lancement de la campagne nationale de sensibilisation pour la réduction de la détention illégale des armes et munitions dénommée « Faire taire les armes en Afrique en 2020« .

Avec l’appui financier et technique du Bureau des Nations Unies pour les Affaires de Désarmement (UNODA) et le Centre Régional sur les Armes Légères et de Petit Calibre (RECSA), la Commission Nationale de lutte contre la Prolifération et la Circulation illicite des Armes Légères et de Petit Calibre (ComNat-ALPC) a organisé la cérémonie de lancement du Projet « Septembre 2020-Mois d’Amnistie en Afrique » (Sept AAAM2020).

Inscrite dans le cadre de l’initiative « Faire taire les armes » de l’Union Africaine (UA), cette activité vise à contribuer à la réduction de la détention d’armes par les civils. Ce, en vue de la réduction de la violence armée au niveau des communautés transfrontalière.

«En effet, dans le cadre de l’initiative « Faire taire les armes« , en Afrique d’ici 2020 de l’Union Africaine, la Côte d’Ivoire bénéficie d’un projet, grâce au soutien financier de la République Fédérale d’Allemagne, à travers le bureau des affaires de désarmement des Nations unies (UNODA) et du Centre Régional sur les Armes Légères et de Petit Calibre (RECSA), avec le soutien de la commission de l’Union Africaine, pour appuyer sa politique nationale de contrôle du trafic et de la circulation illicite d’armes légères et de petit calibre», a expliqué M. Kouadio Yao, président de la ComNat-ALPC. Puis d’ajouter que l’année 2020 a été jusqu’à présent une année de défis et d’opportunités sans précédents pour l’Afrique, dans la marche en avant du continent vers une paix et un développement durable comme envisagé dans le plan directeur de l’Union Africaine relativement aux mesures concrètes à prendre dans l’optique de faire taire les armes en Afrique, d’ici 2020.

«Toutefois, en dépit de cela, des progrès ont été accomplis en Côte d’Ivoire en matière de lutte contre la prolifération des armes à travers plusieurs actions de sensibilisation, de renforcement des capacités des forces en gestions sûre et sécurisée des armes et munitions, de collecte et de gouvernance locale de sécurité», a-t-il indiqué.

« C’est surtout la nouvelle génération, les jeunes femmes et hommes qui jouent un rôle primordial dans la création de ce futur. On se réjouit que dans le cadre de la compétition d’un slogan national pour le projet présenté aujourd’hui, beaucoup de jeunes ont fait entendre leurs voix. Cela montre qu’ils veulent participer , et plus important, qu’ils ont des rêves et des idées concrètes à nous partager que nous devrons prendre en compte dans les stratégies politiques« , a fait savoir Madame Milena Anna Katharina Berks, Représentante du Bureau des Nations Unies pour les affaires de Désarmement. Qui a également souligné que ce projet est soutenu conjointement par la commission de l’Union Africaine et le Bureau des Nations Unies pour les affaires de Désarmement, dans le cadre de l’initiative phare de l’Union Africaine « Faire taire les armes en Afrique d’ici 2020 ».

Au nom du Centre Régional sur les Armes Légères et de Petit Calibre (RECSA), M.Badreldin Elamin Abdelgadir, a encouragé la commission nationale des armes légères à mettre l’accent sur la participation de la communauté, en particulier les jeunes et les femmes, aux diverses activités. Cela, en les intégrant dans les sensibilisations, les programmes médiatiques ainsi que l’atelier de renforcement des capacités qui sera organisé pour permettre aux organismes d’application de la loi de renforcer la capacité des agents à gérer les stocks gouvernementaux conformément aux meilleures pratiques internationales. Selon lui, cela réduirait le risque de détournement.

Quant au représentant de l’ambassadeur, M. Marton Köver, il a révélé que les armes légères et de petit calibre sont responsables de plus de 500.000 décès par an, aux innombrables blessés causés.

« La sécurité est une condition préalable pour le développement. La prolifération des armes légères illégales entrave le développement économie et sociale, joue également un rôle majeur dans l’escalade violente des conflits« , a-t-il précisé.

Par la même occasion, un concours de message de sensibilisation contre les armes et munitions a été organisé durant un mois (Début août-fin septembre). A la fin de la cérémonie, les trois lauréats sur 53 participants que Rodolphe Menzan Kouakou (1er), David Evrard Guié Bi Mihi (2ème) et Ben Diakité (3ème), ont été récompensés avec des chèques allant de 500 à 200 Dollars US et des diplômes de participation.

JM TONGA

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