Jeudi 13 février 1997 – jeudi 13 février 2020 : il était une fois Jean Miché Kankan

Aujourd’hui jeudi 13 février 2020, cela fait 23 ans jour pour jour que Jean Miché Kankan a tiré sa révérence. L’humoriste le plus doué de l’Afrique subsaharienne, de son époque, est décédé le Jeudi 13 février 1997, à l’hôpital Jamot de Yaoundé au Cameroun. Retour sur la vie de ce grand talent camerounais qui a su envahir des millions de ménages à travers le monde, avec son humour.

L’inégalable Jean Miché Kankan

Son look artistique, atypique, ne passait pas inaperçu. Car, fait d’une visible incohérence vestimentaire soutenue d’une barbe drue et envahissante. Cependant, ce tout constituait, à première vue,  le déclencheur du rire. C’était cela la «marque déposée» d’Afana Ebogo Dieudonné alias Jean Miché Kankan.

Né en 1956 à Nkom (à 120 kilomètres de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun), Kankan était professeur de Français dans le secondaire. Le sang envahi par le virus de l’humour, il va très vite «abandonner la craie» pour aller pratiquer sa véritable passion sur les ondes de Radio Cameroun. Mais au début, le public n’est pas réceptif à son style. Au point même que le ticket d’entrée à ses premiers spectacles étaient de 10 francs CFA.

Croyant dur comme fer à son affaire, Jean Miché Kankan a vraiment fini par convaincre avec son style. Dès lors, il réussit à faire passer son message dont la profondeur des textes interpellait la société sur des fléaux tels que les tracasseries policières, la polygamie et la consommation abusive d’alcool. Parlant d’alcool, en effet, Jean Miché usait d’un langage d’ivrogne. Au final, son style a suscité l’émergence de plusieurs humoristes à l’image d’Adama Dahico.

Décédé le jeudi 13 février 1997 à l’hôpital Jamot de Yaoundé, Jean Miché Kankan était en préparation d’une nouvelle pièce de théâtre qu’il a baptisée «Le moniteur d’auto-école». Cependant, il demeure dans le quotidien de nombreux Africains avec «La fille du bar», «Maladie d’amour», «Les bonbons alcoolisés», «L’élève international», etc. Des œuvres intemporelles.

Inhumé dans son village natal de Nkom, la tombe du célèbre humoriste-comédien camerounais était jusqu’à un passé récent, en ruine. A la faveur d’un projet de réhabilitation et d’érection de mausolée à son honneur, le ministère des Arts et de la Culture camérounais avait alloué une enveloppe d’un million cinq cent mille francs CFA à la mairie d’Akonolinga dont est issu le village de Kankan. En attendant le fameux monument, la pierre tombale de la star camerounaise de l’humour a été restaurée début octobre 2019. 22 ans après son décès.

Auteur : JM TONGA
Source : Opera News – Tembo

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